ECONOMIE BLEUE AU MAROC* :)

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Définition

L’économie bleue recouvre l’ensemble des activités économiques liées aux espaces marins et côtiers : pêche, aquaculture, tourisme côtier, transport maritime, énergie marine (éolien offshore, solaire flottant,..), biotechnologies marines, dessalement, etc. Elle combine deux impératifs :

  1. le développement économique, la création d’emplois, les recettes,
  2. la durabilité, la protection des écosystèmes marins et la résilience aux changements climatiques.

Etat des lieux au Maroc

Quelques données et faits clés :

  • Le Maroc dispose de 3500 km de littoral, deux façades maritimes : Atlantique et Méditerranée.
  • La zone économique maritime exclusive est très étendue (~1,2 million de km²) ce qui donne un grand potentiel.
  • Le secteur halieutique (pêche) et aquaculture fournissent près de 700 000 emplois et génèrent environ 24 milliards de dirhams de chiffre d’affaires dans certains segments.
  • Aquaculture : de plus en plus mise en avant comme levier de croissance et de diversification. Projection de 14 fermes aquacoles nouvelles, etc.
  • Dessalement de l’eau de mer : considéré comme une composante stratégique, compte tenu du stress hydrique.
  • Biotechnologie marine : en développement (recherche, valorisation des algues, micro-organismes marins, etc.).

Secteurs traditionnels vs nouveaux secteurs

Le Maroc combine les secteurs déjà établis et d’autres encore émergents :

Secteurs traditionnels / déjà actifsNouveaux ou en fort potentiel
Pêche maritime et transformation des produits de la mer. Aquaculture, algoculture (seaweed farming).
Tourisme côtier, sports nautiques. Énergies marines renouvelables (éolien offshore, etc.).
Activités portuaires, transport maritime. Biotechnologies marines, recherche océanographique.
Dessalement, gestion de l’eau. Industries de valorisation des sous-produits, production durable.

Politiques, stratégies, initiatives

  • Le Maroc a lancé un Programme national de l’économie bleue pour libérer le potentiel économique marin.
  • Un financement d’environ 350 millions de dollars de la Banque mondiale pour soutenir ce développement.
  • Élaboration d’une Stratégie Nationale de Développement de l’Économie Bleue (SNEB), avec plan de travail, feuille de route.
  • Création de “clusters côtiers” : zones spécifiques avec développement intégré des filières bleues selon les vocations territoriales.
  • Projets concrets : surveillance environnementale, protection des Aires Marines Protégées (AMP), extension des fermes aquacoles, dessalement, etc.

Enjeux et opportunités

Opportunités

  • Création d’emplois significatifs, surtout pour les zones côtières et les populations locales.
  • Diversification économique : moins dépendre des secteurs traditionnels, valoriser les ressources marines de façon plus innovante (biotechnologie, algues, etc.).
  • Exportations : produits de la mer, algues, sous-produits transformés, etc.
  • Renforcement de la souveraineté hydrique via le dessalement et la gestion durable des ressources en eau.
  • Attractivité touristique accrue si le tourisme côtier, les sports nautiques, l’écotourisme sont bien développés.
  • Innovation, recherche scientifique marine : le Maroc renforce ses capacités, par ex. via de nouveaux navires océanographiques.

Enjeux / défis

  • Durabilité environnementale : surpêche, pollution marine, dégradation des écosystèmes côtiers, biodiversité menacée.
  • Régulation, gouvernance : besoin d’un cadre réglementaire robuste, d’une bonne coordination entre les niveaux national, régional, local.
  • Financement : investissements lourds nécessaires, il faut mobiliser des financements publics, privés, financements internationaux.
  • Capacités humaines / formation : manque parfois de compétences spécialisées (ingénierie marine, biotechnologie marine, etc.).
  • Infrastructure : ports, station de dessalement, laboratoires, etc. doivent être développés et modernisés.
  • Conditions climatiques : changement climatique, érosion côtière, montée du niveau de la mer, etc., impactent fortement les zones côtières.
  • Aspects territoriaux : certaines régions côtières plus vulnérables ou moins développées que d’autres.

Pistes pour renforcer l’économie bleue au Maroc

Voici quelques recommandations ou orientations possibles :

  1. Renforcer la stratégie nationale avec des plans territoriaux / régionaux adaptés, pour tenir compte des spécificités locales.
  2. Encourager l’innovation et la recherche, notamment en biotechnologie marine, valorisation des algues, nouveaux matériaux marins, énergies marines renouvelables.
  3. Former davantage : universités, instituts, centres de formation doivent proposer des spécialisations en économie bleue, gestion marine, etc.
  4. Soutenir les PME locales : par des incitations, subventions, partenariats, pour qu’elles puissent investir dans de nouvelles filières (ex : transformation des produits de la mer, valorisation des sous-produits).
  5. Assurer la durabilité environnementale : renforcement des Aires Marines Protégées, suivi de la qualité de l’eau, lutte contre la pollution marine, gestion intégrée du littoral.
  6. Améliorer les infrastructures critiques : ports, stations de dessalement, laboratoires, logistique maritime.
  7. Mobiliser les financements internationaux (banques de développement, fonds verts) et privés, tout en assurant des mécanismes de cofinancement efficaces.
  8. Mettre en place des indicateurs de suivi (par exemple un indice intégré de croissance bleue) pour mesurer la contribution des activités bleues au PIB, à l’emploi, à l’environnement.

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